Les journées d’étude « Les sciences sociales du langage face aux enjeux politiques et économiques contemporains : Théories, méthodes institutions »

auront lieu les jeudi 26 et vendredi 27 septembre 2019 

à la Maison de la recherche, 4 rue des Irlandais, 75005 Paris.

Présentation
Prenant acte du tournant libéral qu’accusent désormais l’université et la recherche publique en France, ces deux journées d’étude entendent questionner le rôle des sciences sociales du langage au sein du contexte politique et économique actuel dont ce tournant fait partie. Quelles sont les conséquences de cette situation sur les théories et les méthodes que nous construisons pour penser les rapports entre langage et société et sur la production et la diffusion de discours académiques critiques ?
Car on observe qu’une politisation théorique émerge dans les champs de l’analyse du discours et de la sociolinguistique. Par exemple, certains chercheurs souhaitent complexifier la dimension micropolitique des interactions et croisent pour cela sociolinguistique, analyse du discours et sémiotique peircienne. D’autres, face à l’urgence climatique, se posent autrement la question des rapports entre humains et non-humains, en intégrant notamment les apports du tournant ontologique.
Méthodologiquement cette fois, on peut se demander si les statistiques, outils privilégié des discours de vérité et des discours comptables, peuvent servir à l’élaboration d’une pensée critique, et si l’ethnographie, en tant que rencontre avec d’autres sujets parlants et expérience totale marquée par l’imprévu, reste une manière sûre de saisir l’émergence du sens en en éprouvant les effets matériels.
Enfin, pour penser les enjeux politiques et économiques contemporains que constituent, entre autres, la guerre économique, le réchauffement climatique et la montée des néofascismes, les chercheurs critiques en sciences sociales du langage devront sûrement faire feu de tout bois. Mais leurs disciplines sont aujourd’hui cloisonnées tandis que la privatisation de la recherche et de l’enseignement supérieur les invite à questionner autrement les lieux de production et de diffusion de leurs discours.

Liste des intervenants

  • Christine Barats – CEDITEC (Université Paris-Est Créteil)
  • Loïse Bilat – LACCUS (Université de Lausanne)
  • Quentin Boitel – CERLIS (Université Paris Descartes)
  • Josiane Boutet – (Université Paris-Sorbonne)
  • Cécile Canut – CERLIS (Université Paris Descartes)
  • James Costa – LACITO (Université Sorbonne Nouvelle)
  • Félix Danos – CERLIS (Université Paris Descartes)
  • Alexandre Duchêne – INSTITUT DE PLURILINGUISME (Université de Fribourg)
  • Médéric Gasquet-Cyrus – LPL (Aix-Marseille Université)
  • Manon Him-Aquilli – CERCLL (Université de Picardie Jules Verne) – CERLIS (Université Paris Descartes)
  • Noémie Marignier – CLESTHIA (Université Sorbonne Nouvelle) – Pléiade (Université Paris 13)
  • Emilie Née – CEDITEC (Université Paris-Est Créteil)
  • Sophie Moirand – CEDISCOR-SYLED (Université Sorbonne-Nouvelle)
  • Sandra Nossik – ELLIADD (Université de Franche-Comté)
  • Caroline Panis – CERLIS (Université Paris Descartes)
  • Maud Verdier – PRAXILING (Université Paul-Valéry)

Le comité d’organisation :
Quentin Boitel – CERLIS (Université Paris Descartes)
Félix Danos – CERLIS (Université Paris Descartes)
Richard Guedj – CERLIS (Université Paris Descartes)
Manon Him-Aquilli – CERCLL (Université de Picardie Jules Verne) – CERLIS (Université Paris Descartes)
Salomé Molina Torres – CLESTHIA (Université Sorbonne Nouvelle)
Kévin Petit – ICAR (Université Lyon 2)
Iris Padiou – CEDITEC (Université Paris-Est Créteil)

 

Ci joint le programme détaillé de la journée d’étude  :

Plus d’infos sur la page du site web dédié jecsl2019.sciencesconf.org  

et sur le site du CERLIS

Contact : jecsl2019@gmail.com